mercredi 15 avril 2020

La quiche fatale

Sitôt commencée, sitôt terminée, dévorée La quiche fatale, le premier tome de la série Agatha Raisin enquête de M.C. Beaton, paru en 1992, 2016 (!) pour la traduction française chez Albin Michel.
Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme.

Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur.
Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.


*****

La nouvelle Le Noël d'Agatha m'a mise en appétit et j'ai enchaîné directement avec le tome 1 de la série. Et j'en suis ravie.
Agatha Raisin, la cinquantaine, est odieuse et égoïste mais a un rêve d'enfance: aller vivre dans un cottage des Cotswolds. Elle a travaillé d'arrache-pied toute sa vie pour en arriver là et maintenant qu'elle y est, le constat est amer: personne ne connait la renommée Agatha Raisin et pire, tout le monde s'en fiche. Son plan ne marche qu'à moitié quand sa supercherie est dévoilée suite à l'empoisonnement du juge. Maintenant, tout le monde la connait mais pas pour de bonnes raisons.
Si l'enquête conclut à un accident, Agatha n'en est pas convaincue et commence à fourrer son nez partout, ce qui n'est pas du goût des habitants du paisible petit village de Carsely.
Le principe du village tranquille qui cache des secrets, on le connait bien mais ça marche quand même. C'est justement là le point fort du livre: l'ambiance campagne anglaise. C'est délicieux, savoureux, drôle, on s'y croirait. L'insupportable vieille Mrs Boggle, l'odieuse voisine Mrs Barr, l'intempestive manie de toujours parler de la météo pour changer de sujet.
J'adore le personnage d'Agatha, excentrique et casse-pied mais attachante. Il leur en faut de la patience au policier Bill Wong et à la femme du pasteur Mrs Bloxby pour la supporter.
Si la référence à Agatha Christie est évidente, ne vous attendez cependant pas à un polar au suspens haletant. L'enquête est bien menée mais on reste dans une lecture de détente. C'est sympathique, ça se lit vite, on rit et on en redemande.
Certains détails peuvent surprendre, comme l'absence de téléphone portable (on a parfois du mal à se rappeler du monde avant ça), mais le roman date de 1992! Presque 30 ans. Aïe, ça fait mal. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour le traduire? Mystère. Mais ils ont surement pensé que ce serait une bonne idée quand la série télé est sortie... en 2016! Je ne l'ai pas vu et je ne la regarderai probablement pas. Ils n'ont pas pu s'empêcher de mettre une grande blonde pour jouer le rôle principal alors qu'Agatha est décrite comme châtain et trapue. C'est sûrement moins glamour selon leurs critères.
Par contre, je lirai sans aucun doute les prochains tomes. Je vais juste prendre mon mal en patience et attendre la réouverture des bibliothèques pour ne pas exploser mon budget, il y a 29 livres quand même. Le titre du tome 2 me parle particulièrement: Remède de cheval, The vicious vet in English.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire