dimanche 15 novembre 2020

Le Sommeil des damnés

Pour ma première participation à la Babelio Masse Critique, je remercie les éditions Locus Solus et Babelio de m'avoir envoyé ce roman de Pierre Millet, Le Sommeil des damnés, paru en octobre 2020.

Peupler Mars quand la Terre s'épuise. Un projet démesuré. Mais afin d'y rebâtir quelle société? Pour Anna l'insurgée urbaine, l'utopie d'un monde juste est à portée de main. Pour Jill, la guerrière des steppes, ce n'est encore qu'un mirage. Quand l'ultime degré de la technologie rejoint les premiers temps de l'humanité, le destin des deux jeunes femmes se mêle. Pour le meilleur et pour le pire.

*****

La magnifique couverture et le résumé de cette dystopie m'avaient donné très envie de la lire. L'idée d'une histoire avec deux héroïnes me plaisait bien aussi.
Le roman démarre très bien en posant les bases d'un avenir pas si lointain et pas si improbable, ce qui est un peu flippant, il faut bien l'admettre. J'ai beaucoup aimé l'alternance des points de vue dans le récit, qui donne suffisamment d'indices pour qu'on soit curieuse de la suite mais pas trop pour ne pas tout dévoiler dès le début.
Le livre est court (moins de 220 pages), les actions s’enchaînent donc rapidement mais le contrecoup de tout ça, c'est le manque de détails de manière générale et le manque de profondeur des personnages. Si j'ai bien aimé Jill, je n'ai pas réussi à m'attacher à Anna, qui est quand même plus proche de la petite fille sage que de la révolutionnaire qu'on essaie de nous vendre. J'ai trouvé les autres personnages trop peu développés.
Quelques incohérences et clichés m'ont fait grincer des dents. Certains événements importants pour la trame de l'histoire aurait pu être amenés autrement. Ils ont la technologie pour faire des cyborgs et aller sur Mars, mais personne ne connait la contraception? Quelle personne saine d'esprit aurait envie de faire ou de garder un enfant dans un univers pareil? Et le cliché de la femme qui annonce à son compagnon qu'elle est enceinte et lui qui tombe des nues parce qu’apparemment ils n'en ont jamais parlé avant... La mort d'Anna a amené beaucoup d'incompréhension chez moi. L'implant les protège tous du virus mais ils restent là à la regarder mourir.
Difficile de développer un univers aussi complexe dans un roman aussi court. Cette histoire aurait mérité d'être beaucoup plus développée et détaillée. Moins de questions seraient restées sans réponse.

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