samedi 28 juillet 2018

Ça peut pas rater!

Un livre pour se détendre pendant les vacances? Ça peut pas rater! de Gilles Legardinier, paru en 2014 chez Fleuve Editions.

- J'en ai ras le bol des mecs. J'en ai plus qu'assez de vos sales coups! C'est votre tour de souffrir!
Et là, trempée, titubante, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir: je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d'un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu'au fond des enfers.
La gentille Marie est morte. C'est la méchante Marie qui est aux commandes. Désormais, je renvoie les ascenseurs. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m'étouffe, la haine me consume.

*****

On peut dire que Marie est tombée sur le roi des blaireaux, le top ten du gros naze, le genre qui non seulement vous traite comme de la merde mais qui, en plus, réussit à vous faire croire que vous en êtes une. Et quand il vous largue comme une vieille chaussette pour un modèle plus récent, ça fait mal. Ça fait très mal. Ajoutez à cela, un patron exécrable et la menace de se retrouver à la rue et vous n'aurez pas de mal à comprendre pourquoi Marie est remontée comme un coucou suisse.
Heureusement, elle a de supers copines, un peu folles, et des collègues adorables, qui, à défaut de vraiment l'aider pour réaliser sa vengeance, vont l'aider à remonter la pente et à faire sortir la vraie Marie de sa carapace.
Comme dans tout roman de Legardinier, il y a un chat, qui ne sert pas à grand chose mais qui nous fait rire et c'est déjà pas mal. Et pour rire, on rit. Je me suis bidonnée. Peut-être pas autant que pour Complètement cramé! mais pas loin.
Un roman léger en apparence mais finalement pas tant que ça. Beaucoup de réflexions intéressantes sur l'amour, l'amitié, les relations hommes-femmes, le monde de l'entreprise. Malgré quelques clichés et une vision un peu trop binaire des choses à mon goût (les femmes sont comme ci, les hommes sont comme ça...), je suis toujours bluffée par la capacité de l'auteur à décrire ce qui se passe dans la tête d'une fille. Ou peut-être n'est-ce pas si différent de ce qui se passe dans la tête d'un garçon.
En tout cas, j'ai beaucoup aimé ce livre et je le recommande, pour les filles, les garçons et les autres. Je vous globiche.

mercredi 6 juin 2018

Miserere

Déniché en brocante, Miserere est le deuxième roman de Jean-Christophe Grangé que je lis, après La Forêt des mânes que j'avais beaucoup aimé (et qui m'avait filé sacrément les jetons). Miserere est paru en 2008 chez Albin Michel.


"Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre.
Aucune inclusion.
Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du mal."

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Le roman commence par le meurtre d'un chef de chorale dans une église arménienne de Paris. Un commandant de la brigade criminelle à la retraite, Lionel Kasdan, est sur place au moment des faits, c'est donc tout naturellement qu'il se lance dans l'enquête sur cet assassinat au sein de sa communauté. Mais si le crime est pour le moins inhabituel, avec une arme introuvable, la victime est, quant à elle, tout a fait ordinaire et sans histoire. En apparence du moins, car en creusant un peu, de sombres secrets resurgissent.
Kasdan croise alors la route d'un autre policier sur la touche, Cédric Volokine, de la brigade de protection des mineurs, en cure de désintoxication, qui a une théorie bien particulière sur les raisons de ce meurtre et l'identité du coupable.
Ce duo improbable va mener sa propre enquête, en marge de l'enquête officielle, faisant jouer leurs contacts et leur intuition. Et ce qu'ils vont trouver est bien pire que ce qu'ils avaient imaginé. Glauque, sordide, faisant écho à leurs propres souvenirs, à leurs secrets bien enfouis, cette investigation va mener les deux flics fracassés par la vie bien au-delà de Paris et bien au-delà de leurs limites.
Parlons d'abord des personnages. Si les deux policiers collent au credo habituel du flic malheureux qui enquête sans autorisation, c'est chacun dans un registre différent. Kasdan, après un passage dans l'armée et une période trouble, a fait une carrière exemplaire et s’ennuie ferme depuis son départ à la retraite et la mort de sa femme. Tout en muscles, un peu bourrin mais droit dans ses bottes. A l'inverse, Volokine est jeune, séduisant, intelligent, doué mais rongé par la drogue, utilisant son métier pour se procurer sa dose. Deux personnages très différents mais complémentaires et intéressants, leurs deux points de vue sont indispensables pour résoudre cette affaire.
L'intrigue ensuite. Complexe, bien menée malgré quelques longueurs au milieu du roman, nous plonge dans le pire de l'espèce humaine. Et ce pire est là, juste sous notre nez, ravivant les blessures passées de Kasdan et Volokine. La trame politique en arrière-plan est très bien documentée. L'ambiance du Paris froid et sombre de fin décembre est palpable, on sentirait presque la bruine et le froid s'infiltrer dans notre dos.
J'ai apprécié ce roman en dépit de quelques détails un peu trop tirés par les cheveux à mon goût et j'ai beaucoup aimé la "pirouette administrative" de la fin. Difficile d'en dire plus sans en dévoiler trop. Un thriller prenant, un livre qu'on n'a pas envie de poser.
Un film en a été tiré, La marque des anges, sorti en 2013. Je ne le regarderai pas, le casting (Gérard Depardieu et Joey Starr) étant pour moi beaucoup trop éloigné des personnages originaux.

vendredi 6 avril 2018

La Chimiste

Ayant beaucoup apprécié la saga Twilight (on a tous été ado un jour) et Les Âmes vagabondes, j'étais curieuse de découvrir le dernier roman de Stephenie Meyer, La Chimiste, paru en 2016 chez JC Lattès.


Elle était l’un des secrets les mieux gardés — et des plus obscurs — d’une agence américaine qui ne portait même pas de nom. Son expertise était exceptionnelle et unique. Et puis, du jour au lendemain, il faut l’éliminer au plus vite...

Après quelques années de clandestinité, son ancien responsable lui propose d’effacer la cible dessinée sur son dos. Dernière mission... ou dernière trahison ?
Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, un homme que tout devrait éloigner d’elle va bouleverser ses certitudes. Comment survivre à une traque impitoyable quand on n’est plus seule ?

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Les romans d'espionnage, ce n'est vraiment pas dans mes habitudes (je suis une vraie cruche pour ça, dès qu'il y a un agent double, je suis perdue, même au cinéma mon niveau de compréhension pour ce type de film ne va pas plus loin qu'un James Bond) ni dans les habitudes de l'autrice. Et pourtant, dès le départ, j'ai été happé par l'histoire d'Alex, sa vie de femme traquée, essayant d’échapper en permanence aux tueurs lancés à sa poursuite.
J'ai dévoré le premier tiers du roman avec plaisir. Le personnage est très intéressant, l'action est palpitante et tout est très bien documenté, on voit que l'autrice a fait beaucoup de recherches sur la chimie, la médecine, les armes, etc.
Seulement voilà, arrivée là, le récit souffre d'un manque de rythme terrible. J'ai soupiré et bien failli abandonner ma lecture. Pourtant c'est justement là qu'on arrive dans le domaine de prédilection de l'autrice, la romance. Je me suis ennuyée, d'autant plus que je ne voyais pas comment elle allait pouvoir faire repartir l'action. Je n'ai pas du tout apprécié les personnages qui arrivent à ce moment-là. Un espion qui se la pète façon James Bond (et c'est là que je me rends compte que James Bond n'est pas du tout, mais alors pas du tout, crédible comme espion) et un autre d'une mièvrerie insupportable. Difficile d'en dire plus sans dévoiler l'intrigue.
Finalement, l'action repart et on est à nouveau pris dedans, sans pouvoir lâcher le livre. Jusqu'à un autre passage lent et pénible. Cette fois j'ai pris mon mal en patience, sachant que ça allait repartir. Et ça n'a pas loupé, donnant un final plutôt pas mal.
Connaissant l'autrice, je savais qu'on allait forcément avoir de la romance dans cette histoire et on la voit arriver de loin avec ses gros sabots. Mais je ne pensais pas que c'était là qu'elle allait se planter. J'ai été bluffée par les scènes d'action et l'intrigue (bon si vous êtes fan de Robert Ludlum, vous allez sûrement trouver ça un peu léger). J'ai beaucoup apprécié le personnage principal qui est assez inhabituel, bien détaillé et qui vaut le détour. J'ai par contre trouvé les autres franchement sans intérêt, trop lisses, trop prévisibles. C'est peut-être aussi pour ça que je n'ai pas adhéré au côté romance de l'histoire, l'amoureux, appelons-le comme ça, n'avait rien pour me plaire.
En résumé, j'ai apprécié la lecture malgré le rythme inégal du récit, le côté espionnage et action m'a beaucoup plu, le reste nettement moins.

mercredi 14 mars 2018

Bleu Caramel version 2

J'ai enfin pris le temps de lire la 2e version de Bleu Caramel de Laeti Kane et voici mon avis.

Des vacances avec sa meilleure amie? Emilie ne pouvait pas rêver mieux. Mais quand cette dernière lui fait faux bond au dernier moment, Emilie décide de partir quand même. Lors d'un marché nocturne elle percute un beau brun et c'est le coup de foudre, mais il disparaît dans la foule avant qu'elle ait eu le temps de dire quoi que ce soit. Jusqu'à la soirée déguisée de Céline, son amie d'enfance. Le beau brun s'appelle Elias...

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Je ne vais pas revenir sur l'histoire, j'en ai déjà parlé dans ma première chronique et elle n'a pas changé. Je vais me concentrer sur les changements apportés par l'auteure.
Le début a été remanié et réactualisé, il est plus fluide et plus agréable à lire. Malgré quelques détails un peu inutiles à mon sens, il permet de plonger plus vite dans l'univers d'Emilie, son quotidien comme son passé.
Passé qui n'était pas aussi détaillé auparavant, juste évoqué. On en apprend plus sur son enfance, sa famille et cela permet de mieux cerner le personnage, ses attentes et surtout ses angoisses.
Le changement de taille, c'est le passage de la troisième à la première personne. Même si le roman suivait déjà le point de vue d'Emilie, ça apporte plus de peps à l'histoire. Les réflexions du personnage principal sont plus présentes, permettant là aussi de mieux le comprendre. Le récit est plus vivant.
Je me suis prise au jeu une seconde fois et même si je connaissais déjà le dénouement, je l'ai relu avec plaisir. Sophie me fait toujours autant rire, son personnage est tellement décalé par rapport à ce qu'on voit habituellement dans ce genre de livre et j'ai apprécié la petite virée dans la jet set.
En résumé, une chouette romance avec de l'humour et de vrais rebondissements (pas du genre de ceux qu'on voit arriver et qui nous font soupirer 3 chapitres à l'avance). Essai transformé!
Découvrez ici la page facebook de l'autrice.

dimanche 11 mars 2018

Inséparables

Après la lecture de la chronique de l'Odyssée littéraire d'Evy sur Inséparables de Sarah Crossan, paru en 2017 chez Rageot Editeur, j'ai eu très envie de le lire. Et en 3 jours, c'était fait et je ne regrette pas.
Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux sœurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois. Comme toujours, elles se soutiennent face à l’intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n’appartienne qu’à elle ?


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Pour des raisons financières, les jumelles doivent entrer au lycée en première après avoir toujours eu un professeur particulier. On découvre donc leur quotidien et les difficultés auxquelles elles doivent faire face, notamment le regard des autres. Mais aussi toute la dynamique familiale que ne tourne qu'autour d'elles, mettant les autres de côté, malgré elles.
Contre toute attente, la vie au lycée se passe plutôt bien et elles se font rapidement des amis. Et je n'en dirai pas plus, pour ne pas gâcher l'intrigue.
Voilà un sujet bien délicat que celui-ci. Mais admirablement traité par l'auteur, sans tomber dans la sensiblerie ou le voyeurisme. Le choix du point de vue y est pour beaucoup je pense, on suit l'histoire racontée par Grace. Le récit est fluide, agréable, on a vraiment l'impression de lire le journal d'une adolescente lambda. Il y a aussi beaucoup d'humour.
Deux choses m'ont gênée néanmoins. Tout d'abord, l'accumulation d'événements malheureux. Yasmeen et Jon, les amis de Grace et Tipi, ont un passé pour le moins tortueux. Cela donne l'impression que les gens normaux, qui n'ont pas connu de malheurs dans leur vie ne peuvent pas être amis avec elles. Ce qui arrive à Dragon, leur petite sœur, est à mon avis superflu. L'histoire se suffisait à elle-même sans devoir rajouter une "catastrophe" supplémentaire. D'autant que le sujet est à peine évoqué.
Ensuite, le roman est très court, vraiment trop court. J'aurai voulu qu'il dure plus longtemps, pour en apprendre plus sur ces jumelles atypiques, mais aussi sur les autres personnages qui, faute de temps, sont peu développés bien qu'intéressants.
Malgré tout, j'ai beaucoup aimé ce roman.

dimanche 14 janvier 2018

Décembre: on termine avec un bad boy!

Suite et fin du challenge avec un roman que j'ai retrouvé par hasard dans ma liseuse (aucune idée de ce qu'il faisait là, ça devait être une promo), Reborn, Tome 1: Disaster de Rachel Van Dyken, paru en 2013.
Depuis qu’elle a perdu ses parents, morts dans des circonstances tragiques, Kiersten est inconsolable. Lors de sa première année d’études à l’université de Washington, elle rencontre l’irrésistible Wes, mascotte de l’équipe de football de la fac, qui lui redonne goût à la vie. Elle ferait mieux de ne pas tomber amoureuse de lui : l’étudiant le plus séduisant du campus est victime de son succès et mène une vie pour le moins dissolue. Pourtant, il ne rêve que de Kiersten. Mais Wes ne peut laisser libre cours ni à son désir ni à ses sentiments : son cœur n’est plus à prendre, il ne sait même pas combien de temps il continuera de battre.

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Le roman débute de façon hyper classique, une jeune fille arrive en première année de fac et tombe sur LE séducteur du campus avec une liste de conquêtes longue comme le bras, star du football et millionnaire (tant qu'à faire). Seulement ses nouveaux amis la mettent en garde: Wes a été accusé de viol par une étudiante l'année précédente. Nous voilà donc avec notre bad boy.
Enfin du moins en théorie, parce qu'en pratique... on tombe dans tous les clichés habituels: la gentille nunuche qui ne connait rien à la vie (vierge évidemment sinon ça ne marche pas) et le vilain garçon qui ne veut s'attacher à personne mais qui tombe éperdument amoureux de la nunuche et qui décide de changer pour elle. D'ailleurs, ce n'est pas vraiment un bad boy et les accusations de viols sont balayées d'un revers de main.
Tellement de choses m'ont exaspérée dans ce livre. Kiersten ne sert à rien. Elle fait ce qu'on lui dit, que ce soit Wes ou ses amis, aucune initiative, un vrai mouton. Elle ne connait rien sur rien parce que c'est bien connu, quand on vient d'une petite ville, on est un bouseux ignorant.
Wes est le stéréotype parfait du gros macho. Il aime Kiersten pour son innocence, sa pureté (et son corps, hein, faut pas déconner quand même). Il passe son temps à faire de la psychologie de comptoir. Une phrase qui m'a fait bondir, je cite : "Je me fiche de ce que disent les filles, une vierge ne s'embarque pas dans une relation en pensant que c'est juste l'histoire d'une nuit, à moins d'être une garce. Les filles normales s'attendent à l'amour éternel." Mais what the fuck????? On en est encore là aujourd'hui? C'est ça qui fait rêver les filles? Des mecs musclés qui prennent les filles pour des gourdes et pensent savoir mieux qu'elles ce qu'elles veulent? Le fait que ce genre de propos viennent d'UNE auteure (même si c'est un personnage masculin qui parle) à l'intention d'un public essentiellement féminin me désespère d'autant plus. J'attends impatiemment un roman à propos d'une fille qui accumule les aventures et d'un garçon néophyte dans le domaine.
L'histoire n'est absolument pas crédible. En trois jours, ils tombent amoureux, en 2 semaines elle sort de sa dépression alors qu'elle prend des cachets depuis 2 ans et en 3 mois ils se marient! Spoiler alert! (zut, trop tard) On ne sait même pas ce qu'ils étudient à la faculté et ils ne rencontrent jamais d'autre étudiant à part la colocataire de Kiersten et son cousin.
Et tout ça enrobé de bons sentiments, d'un couplet sur dieu qui a une solution pour tout le monde et qui se termine de la façon la plus cucul qui soit. Ce roman porte bien son nom, c'est un désastre. Il m'a rappelé After, en plus mauvais et je n'ai déjà pas aimé After mais au moins on pouvait se distraire avec des scènes de sexe. Ici, n'y comptez pas. A peine un baiser enflammé après un discours de deux pages!
Je me suis forcée à le finir pour le challenge. La seule bonne chose à en tirer, c'est que les profits du roman sont reversés à une association d'aide aux personnes atteintes de cancer.
Mais mission accomplie, je ne présenterai pas ce bad boy à mes parents, tout simplement parce que ça n'en est pas un!
Je vous laisse avec mon bad boy préféré, dont je ne me lasserai jamais et qui a des idées bien plus évoluées sur les femmes malgré son grand âge. ;)

dimanche 19 novembre 2017

Novembre: joker, un livre qui traîne dans votre PAL depuis des lustres

N'étant pas inspirée par les livres tirés de jeux vidéos, j'ai opté pour un joker, un livre qui traîne depuis longtemps dans votre PAL. Voici donc Cassiopée, l'été des baleines de Michèle Marineau, paru en 1989.
Cassiopée revient. Avec son humour et sa tendresse, ses déprimes et ses enthousiasmes, ses projets et ses inquiétudes. De retour à Montréal après son «été polonais», elle se met à attendre. Attendre Marek, attendre les lettres de Marek, attendre l'été pour voir Marek. Comment vivra-t-elle les longs mois sans lui ? Comment se feront les retrouvailles tant attendues ? Comment se déroulera leur stage d'observation de baleines sur la Côte-Nord ? Et, surtout, que vient faire François Corriveau dans tout ça ?

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Ce roman est la suite de Cassiopée, l'été polonais que j'ai lu adolescente. Je n'ai appris qu'il y a un an ou deux qu'il existait une suite et comme j'avais adoré le premier, le deuxième a atterri dans ma PAL à ce moment-là.
J'étais très impatiente et curieuse de retrouver Cassiopée, une héroïne que j'avais beaucoup appréciée car justement, ce n'est pas une héroïne mais juste une ado normale. On retrouve bien le personnage, avec ses doutes et ses colères, son grand sens de l'auto-dérision. L'auteur décrit avec justesse les hauts et les bas de l'adolescence.
Malgré ça, je ressors perplexe de ma lecture. En effet, si la fin ne m'a pas plu, je sais qu'elle plaira à d'autres. Mais ce n'est pas tant la fin que les moyens d'y parvenir qui m'ont déplu. Je trouve la relation entre Cassiopée et François assez déconcertante. Ils sont amis au départ, François en espère plus et Cassiopée est un peu perdue entre lui qui est proche et Marek qui est loin. Jusque là rien de plus normal. Mais François multiplie les tentatives d'approche malgré les refus répétés de Cassiopée. Il insiste jusqu'à l'embrasser de force et revenir chez elle en l'empêchant de fermer la porte avec son pied. Cassiopée finit par le gifler et l'insulter mais il revient quand même. Si ce n'est pas du harcèlement ça...
Je pense que le contexte actuel avec le #metoo y est pour beaucoup, mais quand bien même, je ne suis vraiment pas sûre que ce soit un bon exemple de comportement. Peut-être aurai-je réagi différemment si je l'avais lu ado. Encore que. Ce qui m'avais justement plu dans L'été polonais, c'était que Cassiopée se rende finalement compte qu'un garçon sensible et respectueux vaut mille fois mieux qu'un playboy de la plage. Alors pourquoi ce revirement?
Finalement, je crois j'aurai préféré m'arrêter à ce premier roman qui m'a fait tant rire et voyager, et ne garder que le bon souvenir de mon adolescence.