mardi 7 avril 2020

Le Noël d'Agatha

Sur les 23 livres numériques que j'ai téléchargé (gratuits en ce moment sur le site de la Fnac) (oui j'ai un peu abusé sur la PAL), j'ai décidé de commencer par celui-ci, Le Noël d'Agatha de M.C. Beaton, paru en 2018 chez Albin Michel.

Le pudding était presque parfait...


Lorsqu'Agatha Raisin décide d'organiser le Noël des personnes âgées dans un petit village des Cotswolds, elle ne s'attend pas à ce que la fête tourne au drame. Ni une ni deux, la voilà pourtant avec un cadavre sur les bras, accusée de meurtre ! L'arme du crime ? Le dessert le plus british qui soit : un pudding ! Il faudrait un miracle ou l'intervention du père Noël pour la sortir de ce bourbier. Mais Agatha compte bien pister le vrai coupable...



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Il s'agit d'une nouvelle assez courte (une soixantaine de pages) mettant en scène l'héroïne de la série policière Agatha Raisin. Cela fait plusieurs fois que je vois passer des chroniques sur ces livres sur plusieurs blogs mais je n'en avais encore jamais lu.
Si l'enquête en elle-même n'est pas très subtile (mais c'est une nouvelle), j'ai découvert avec bonheur l'univers de cette quinqua délicieusement odieuse, le charme de la campagne anglaise et "l'amabilité" de ses habitants. J'adore cette ambiance, cet humour inimitable et ce personnage haut en couleurs, assez éloigné des clichés habituels.
A la suite de cette nouvelle, il y a aussi les deux premiers chapitres du premier tome de la série. De quoi me mettre en appétit et me donner envie de m'y mettre (29 tomes, rien que ça!).
Et si, comme moi, vous aimez la campagne anglaise et ses petits secrets, en plus d'Agatha Raisin, je vous suggère deux films que j'ai adoré: Tamara Drew et Keeping mum (Secrets de famille en français). Un régal!

La Tresse

La Tresse de Laetitia Colombani, paru en 2017 chez Grasset.


Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.


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Ce roman nous fait découvrir le destin de trois femmes, touchées par l'injustice, de trois manières différentes et qui décident de se battre pour s'en sortir. Le fait qu'elles soient des femmes rajoutent encore des difficultés supplémentaires à leur situation.
Et franchement, à part ça, je ne sais pas quoi vous dire de plus sur ce livre. Ça fait un moment que je l'ai terminé, mais je ne parviens pas à écrire une chronique. Je n'ai pas spécialement accroché aux personnages ni à leur histoire. La plume de l'autrice est agréable, facile à lire. Ce ne fut une lecture ni plaisante, ni déplaisante.

jeudi 20 février 2020

Le Reflet des dieux

J'ai l'immense honneur de vous présenter en exclusivité, puisque pas encore sorti, Le Reflet des dieux d'Elena Tenace. A paraître dans les prochaines semaines donc, aux éditions Le Monde des Etoiles.

Apollon et Artémis, jumeaux de Zeus, sont, comme leurs semblables, prisonniers de l’Olympe. Oubliés des humains, ils souhaitent plus que tout percer les mystères de la Terre, dont ils sont sans nouvelles. L’arrivée de Joe, le dernier de son espèce à croire aux divinités grecques, va bouleverser leurs plans. Avec l’aide de Thot, dieu égyptien du Savoir, ils sont confrontés au plus grand périple de leur existence : un retour sur Terre après des siècles d’absence. L’horreur qu’ils y découvrent est à la mesure des merveilles qui s’y trouvent. Dans ce Monde où s’affrontent la Nature et les Hommes, un dilemme s’impose :
Les dieux ont-ils le droit de s’immiscer dans la vie des vivants et, surtout, l’humanité vaut-elle la peine d’être sauvée ?

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Puisque plus personne ne croit en eux, les anciens dieux, grecs, égyptiens ou autres, sont coincés dans leur coin de paradis, impossible pour eux de voyager sur Terre mais aussi d'un paradis à l'autre et dans l'ignorance totale de ce qui se passe sur la planète bleue. Seuls les dieux majeurs ont le droit de savoir et le Grand Sceptrion règne sans partage sur les cieux. L'équilibre est précaire et la colère gronde, aussi bien parmi les divinités que parmi les défunts. Ils veulent savoir ce qu'il advient des humains.
Quand Joe, seul humain du XXIe siècle croyant aux divinités grecques, arrive sur l'Olympe, la donne change. Artémis et Apollon sont bien décidés à demander des comptes. Mais quand un baraki débarque au paradis, rien ne se passe comme prévu et ils sont contraints de fuir sur Terre. Voici le point de départ d'une aventure pour le moins inattendue, d'une quête de sens, émaillée de rencontres déterminantes, qui les mènera plus loin que ce qu'ils pensaient.
J'ai beaucoup apprécié les personnages d'Artémis et Thot, moins Apollon, et Joe m'a fait beaucoup rire. Pour autant, le sujet est sérieux et offre une réflexion intéressante sur le monde d'aujourd'hui et les motivations profondes des humains. L'intrigue est bien menée, j'ai commencé à avoir des doutes sur l'identité du Grand Sceptrion vers le milieu du roman et je n'ai pas été déçue par le dénouement. J'ai moins aimé le côté romance de l'histoire, que je trouve peu crédible au vu du passé des deux protagonistes, mais je suis certaine que d'autres apprécieront.
Une très belle découverte, un roman très actuel qui soulève beaucoup de questions: Que faire pour éviter la catastrophe écologique annoncée? Cela en vaut-il encore la peine? La vie présente-elle encore un intérêt? Qui sont les Dieux et d'où viennent-ils? Où Joe achète-t-il ses t-shirts? Autant de questions qui continueront à tourner dans votre tête bien après avoir refermé ce livre.
Petit bonus: un roman 100% pur belge, qui vous fera découvrir Bruxelles et de nouveaux mots de vocabulaire.
Sortie officielle le 5 mars 2020 à la Foire du Livre de Bruxelles. Disponible en précommande ici.

mardi 4 février 2020

En voiture, Simone!

J'ai offert ce livre à ma mère il y a un an ou deux et je l'ai lu chez elle pendant les vacances de Noël. (Comment ça je suis en retard sur mes chroniques? Pas du tout.) Voici donc En voiture, Simone! d'Aurélie Valognes paru en 2016 aux éditions Michel Lafon.


Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et... trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l'arrivée va déstabiliser l'équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d'une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter... et savourez !


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Voilà un roman léger pour les vacances. Très très léger.
On assiste à une série de repas de famille dont les membres sont presque tous insupportables et bourrés de clichés, de vraies caricatures. Jacques est un vieux réac qui prend sa femme pour la bonniche, Martine une bonniche accomplie dont le seul acte de rébellion consiste à partir en vacances sans son mari mais avec le reste de la famille. Matthieu et Alexandre sont pour le moins inexistants, seul Nicolas semble avoir quelque chose à dire. Stéphanie, mère d'enfants en bas âge, est forcément pénible parce qu'elle essaye de bien s'occuper de ses enfants et qu'elle demande à son mari de faire sa part. Et Laura forcément aigrie parce que végétarienne coincée dans une famille qui se gave de gibier et de foie gras.
Et voilà qu'arrive Jeanne, qui a la prétention de ne pas se laisser traiter comme un paillasson par son compagnon pour plaire à ses beaux-parents. Il n'en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres.
Je suis sûre que vous pouvez presque m'imaginer lever les yeux au ciel au moins cinquante fois en lisant ce livre.
Les membres de cette famille sont incapables de communiquer entre eux, la seule chose qu'ils savent faire c'est s'envoyer des vacheries. Personne ne cherche à comprendre les autres. Seule Antoinette a attiré ma sympathie, par sa bonne humeur et sa philosophie (même si on est bien loin du dalaï-lama).
J'ai sourit quelques fois, à défaut de rire vraiment. Un livre vite lu et probablement vite oublié. Je pense que ça ferait une sympathique pièce de boulevard mais pas un best-seller (comme quoi).
Et ne me demandez pas pourquoi le titre est "En voiture, Simone!", je n'ai toujours pas trouvé.

C'est pas sorcier, Harry!

Je suis tombée sur ce livre lors d'un festival et évidemment sa couverture m'a fait de l’œil. Le libraire me l'a drôlement bien vendu, me parlant d'une passionnante mais néanmoins très drôle enquête dans l'univers de Harry Potter. De l'humour, du suspense et de la magie, il n'en fallait pas plus pour que je me lance dans ce roman de Gordon Zola (c'est bien sûr un pseudonyme) paru en 2006 aux éditions du Léopard Masqué.


Les vrais sorciers en ont assez du Petit-sorcier-dont-on-ne-dit-pas-le-nom et décident de voler le 7ème manuscrit de l'auteur britannique JFK Bowling. Le commissaire Guillaume Suitaume, célèbre profiler, est appelé au secours du monde des "Poildus", plongé dans la terreur et le chaos !

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C'est le premier livre que je lis de cet auteur qui en a écrit pas moins d'une trentaine et qu'il qualifie lui-même de "poilars", c'est à dire des polars poilants.
L'histoire part plutôt bien, les sorciers mécontents se rassemblent et décident de se venger du sorcier imaginaire qui les ridiculisent mais que les Poildus adorent. Ils planifient de voler le manuscrit du tome 7 (pas encore sorti quand ce livre a été écrit) et de semer la terreur pour prouver qu'ils existent toujours et ne sont pas gentils. S'en suit une série d'incendies, de kidnappings, de meurtres et d'attaques de zombies. Le commissaire Guillaume Suitaume commence son enquête mais patauge rapidement. Et moi aussi.
L'alternance de chapitres concernant les sorciers, le commissaire, la mythologie et encore d'autres personnages et événements n'ayant à première vue aucun lien entre eux a eu raison de ma concentration. J'ai très vite été perdue et ai dû retourner en arrière plusieurs fois pour me rappeler qui était qui. L'intrigue est très embrouillée et les relations de causes à effets pas toujours très logiques.
Le livre est truffé de jeu de mots pas toujours très fins, certains m'ont fait rire, d'autres lever les yeux au ciel (je vous laisse apprécier le nom du commissaire principal: Hercule Comenvetu).
Quant à l'univers de Harry Potter, on n'y est pas du tout. On est dans un univers "réel" où Harry est le héros de romans et de films.
Je n'ai pas trouvé mon compte dans ce livre, ni pour l'humour ni pour l'enquête et le dénouement tellement impossible à deviner qu'on le croirait sorti d'un chapeau (magique, cela va de soi) ne me donne pas envie de lire un autre roman de cet auteur. Dommage parce que j'en ai un autre, mais basé sur l'univers de Tintin cette fois. Néanmoins, si vous appréciez San Antonio, vous devriez essayez, ça vous plaira sûrement.

jeudi 21 novembre 2019

Journal d'une accoucheuse

Encore un roman trouvé par hasard, en allant récupérer des magazines chez une dame, Journal d'une accoucheuse de Priyamvada N. Purushotham, paru en 2014 chez Actes Sud.


Jusqu’à ce cours de sciences naturelles où il lui a fallu disséquer une grenouille, Mrinalini avait décidé de devenir actrice, mais cette expérience a suscité en elle une tout autre vocation : elle sera médecin et mettra des enfants au monde.

Après des années d’études à Delhi puis en Angleterre, Mrinalini retourne à Madras afin d’y ouvrir une clinique de gynécologie. C’est à travers son récit que le lecteur fait connaissance avec six de ses patientes aux origines, âges et aspirations différents.
Zubeida, qui porte la burqa et regarde Jules et Jim en cachette, est, en effet, bien éloignée de Megha, la mère en souffrance dans une famille patriarcale, ou de Leela, la jeune beauté ultra-protégée. Quant à Pooja, la lycéenne, violée par “le beau capitaine de l’équipe de cricket”, elle n’a rien à voir ni avec Tulsi, l’insatisfaite publicitaire qui vit en union libre, ni avec Anjolie, la performeuse franco-indienne au lourd passé.
Au fil des consultations, Mrinalini s’implique toujours plus dans leur vie, car depuis que l’inconstant Sid l’a abandonnée pour épouser une surfeuse, la jeune femme n’a plus qu’un seul désir : donner des ailes à ses patientes.
De l’infanticide des filles au viol, ou à l’avortement, c’est sous le signe de la sensibilité mais non sans humour que ce premier roman se confronte, avec une fraîcheur de ton inédite, aux graves questions de société qui affligent en profondeur l’Inde contemporaine.


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Mrinalini est une Indienne privilégiée. Riche, éduquée et libre de choisir sa vie. Ce qui n'est pas le cas de toutes ses patientes. Elle nous raconte ainsi la vie de six d'entre elles, issues de milieux différents, aux traditions différentes.
Toutes ces femmes subissent les pressions de leur famille, de leur entourage, de la société. Ces pressions sont multiples et très différentes d'un milieu à l'autre. Mais ces femmes ont une chose en commun: elles ne se sentent pas bien à la place qu'on leur a assignée. Certaines se résignent, d'autres se rebellent, mais elles vont toutes mettre en oeuvre des stratégies pour se libérer, au moins un petit peu, de ce qui les oppressent, pour essayer d'avoir une vie meilleure. Mrinalini assiste en spectatrice à ces changements mais cela l'amène à réfléchir sur sa vie.

Ce roman brosse un tableau, un peu superficiel, des multiples facettes de l'Inde et offre de beaux portraits de femmes désireuses de changer leur avenir.

dimanche 27 octobre 2019

La princesse et le caca

Trouvé au Festival pour l'école de la vie, La princesse et le caca, de Lara Fairy Love et illustré par Jenna Andreotti, paru en 2013 aux éditions Le Hêtre, est une petite pépite.

Toutes les femmes sont des princesses; des princesses qui savent accomplir des choses aussi naturelles que faire caca ou mettre un bébé au monde lorsqu'elles se débarrassent de ces représentations lisses et corsetées de l'idéal féminin - parce que faire caca ou enfanter, c'est la même loi et ce n'est pas cracra - ; des princesses qui, lorsqu'elles sont inspirées par de bonnes fées, sont capables de merveilles.

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Ah le fameux cliché des princesses qui ne font pas caca. Comment faire quand on est la princesse parfaite, marié au prince charmant parfait, habitant dans le château parfait et qu'on a une envie pressante mais qu'on ne sait pas où se trouvent les toilettes puisqu'on est supposée ne pas en avoir besoin?
Heureusement, une vieille dame, un peu fée, un peu sorcière, va lui apporter une chose essentielle: la connaissance. La sienne, celle de sa mère, de sa grand-mère, de son arrière-grand-mère, etc... Elle va l'aider à prendre confiance en elle et à lâcher-prise pour accomplir tout ce qu'elle veut. Parce que cette histoire, c'est bien plus qu'une histoire de caca et d'accouchement, c'est une histoire d'empowerment, qui souligne l'importance de la transmission de femme à femme. Les femmes sont capables de tout quand elles ont suffisamment confiance en elles pour sortir des clichés et des sentiers battus.
Un indispensable de la bibliothèque jeunesse pour les filles et les garçons.